Le titre est racoleur, ok, donc je retire…Google nous veut du bien, nous le savons tous. La façon dont son moteur de recherche  classe et ordonne l’information que nous recherchons reste floue. On peut le comprendre, la firme américaine ne va  pas se tirer une balle dans le pied !  Coca cola nous livrera jamais sa recette non plus 🙁 . Les référenceurs aguerris et les chercheurs en algorithmie dans leurs labos  perçoivent ce qui se passe dans l’arrière-boutique du moteur. Les publications de brevets et les discours officiels nous renseignent aussi sur les grandes lignes du moteur. Alors comment Google manipule  restitue notre information ? Tenter de répondre à cette question peut être utile dans une stratégie de référencement naturel.

Présentation des contenus façon Google

Un gain non négligeable si vous êtes actif sur  Google Plus.

Il y a un changement notoire depuis quelques jours dans l’interface de présentation du moteur Google. Deux petits boutons à droite permettent de choisir une recherche selon un état privé ou public.   Avant cette nouveauté,  Raphael Doucet  notait sur son site des changements de présentation avec des résultats personnalisés selon que l’on soit actif ou pas sur le réseau social google + . Olivier Duffez  de son côté confirme le petit « + » donné aux contenus publiés et partagés sur ce « social network ».   Une chose est certaine, afin d’avoir une vue neutre (si cela a réellement du sens après tout , vu que chacun peut possèder son propre historique) de  ces positions dans le moteur, il faut faire des tests en dehors de son navigateur habituel, sous une autre adresse IP, bref, être masqué ! Cela veut dire aussi qu’il faut compter avec Google  plus  plus que jamais pour son référencement organique.

Personnalisation et remontée des profils G+

Personnalisation et remontée des profils G+

Balises Méta Description concaténées

L’annonce récente de la refonte du moteur avec l’image de l’Hummingbird révèle une volonté de la part de l’américain de la silicone valley d’optimiser les requêtes et de présenter des réponses susceptibles d’intéresser l’internaute afin de favoriser ses clics.

Déjà en 2012 (voir lien bas de page) Matt Cutts indiquait la manière dont Google s’emploie à réécrire les balises de titres et les métas descriptions afin de produire ses propres snippets affichées dans sa liste de résultats (serp).  A noter donc  la façon dont google s’arrange le contenu, il pioche dans les titres, les métas, le contenu, les footers et essaie d’en faire un contenu cohérent attractif à par rapport à la requête, malin ..

Un exemple ci dessous où je recherche  une info. sur le « spam » sur un site précis. J’obtiens comme réponse  un lien + bloc texte. Ce dernier est composé par Google qui va chercher sur la page 2 bouts de texte qu’il accole pour en former un tout cohérent, la méta description n’étant sans doute pas assez ajustée à ma demande. Le lien, quant à lui,  récupère entièrement la balise du titre, sans modification.

creation serps google

Creation des descriptions dans Google

Certains tests montrent qu’avec 2 balises méta pour la même page, Google se servira de l’une ou de l’autre balise selon la recherche de l’internaute.

Des Titres retravaillés

Ici, c’est un cas que j’ai récupéré d’une demande sur un forum Google , où le titre est inversé par rapport à l’origine , en revanche, le texte en dessous reprend à l’identique ce qui est indiqué dans la balise « méta »

Création des titres serp Google

Création des titres serp Google

En outre, des tests effectués avec 2 balises titre (title) pour voir laquelle des deux est retenue montre que  Google ignore la seconde et  ne prend donc  que la premiere disponible.

Les Suggestions  de  résultats

Des contenus suggérés

Il y a  les suggestions automatiques dès que l’on tape un terme dans le champ de recherche, à noter son utilité seo  si le mot clé sur lequel on travaille se rapproche de celui suggéré. Au-delà de cela,  lorsque Google ne comprend pas directement ce qu’on lui demande , il vous propose un terme rapprochant mais qui n’a rien à voir, ou alors va piocher dans son thésaurus anglais ! Exemple ici avec la recherche sur le terme « echidnine » que tout le monde connaît 😉  qui n’est autre , dans sa définition, que le principe actif du venin de la vipère, Google nous renvoit sur « echidna » personnage de mythologie Grecque  (à corps reptilien certes mais tout de même) !

Suggestion et langue Anglaise !

Suggestion et langue Anglaise !

Des brevets encore des brevets pour remâcher les données !

Au-delà de la simple présentation ou suggestion , Google tente avec  HummingBird  et le Knowledge Graph de capter l’intention de la recherche et  de produire  des résultats parfois  directs  concernant certaines demandes comme la météo,  un personnage, un horaire , une définition etc.. Pour matérialiser la façon dont Google tente de  répondre ou d’essayer  de nous manipuler pour être mauvaise langue , il faut jeter un œil aux process d’exécution qui accompagne le dépôt de ses brevets.

Arrière boutique probable de HummingBird

Arrière boutique probable de HummingBird

Cela indique bien que Google tente parfois d’interpréter au sein d’un mot clé, ce qui se cache plus globalement derrière la requête de l’internaute. Il essaie de traquer la requête qui manque d’explicité. Cela n’est pas anodin quant à la façon dont il faut considérer le métier de référenceur aujourd’hui bien que n’étant pas impacté directement  de front, les mots clés travaillés étant souvent sans ambiguïté.

Génération de conversations sur les réseaux sociaux

Terminons sur un dernier projet  d’avenir qui a fait l’objet d’un brevet ,  la génération automatique d’échanges conversationnels   à la place des  utilisateurs sur les réseaux sociaux. Suggestions, réactions seraient générées  par un algorithme savant ! Pour en savoir plus .

Google commence à créer notre deuxième cerveau à notre insu….ou presque ! Il synthétise l’information, l’aggrège, la présente et bientôt répondra à notre place !

Filtrage de contenus 

Pour preuve, les dernières actualités en matière de lutte contre la pornographie infantile et sa volonté de lutter contre certains abus comme  la surveillance du réseau en ligne de chat vidéo, les hangouts.  Au-delà de cette politique   justifiée afin de lutter contre des formes de perversion , Google nous indique qu’il est  donc capable de filtrer le « pire »  donc, inversons la problèmatique, la firme de Mountain View peut aussi bien filtrer le « meilleur »  !

Sources