Après rgpd, IOS Itp, les cookies  tiers voilà maintenant que 2 grands GAFA font figure de bonne morale en souhaitant ne plus cibler un segment de leur audience. Facebook déjà annonçait courant juillet.

Mais au fait, les jeunes générations sont-ils sensibles à la publicité en ligne ? (millenials ici)

A l’heure de l’influence marketing ou les stars de foot sont plus suivis que les campagnes de pub à l’ancienne, ce n’est pas de bonne augure pour l’avenir des régies publicitaires actuelles qui cherchent justement à trouver des leviers au travers du personal branding. La création de plateforme de « collabs » comme celle de Facebook témoigne de cette tendance. Également, fini les grandes campagnes de bannières (ou presque !) qui saoulent les millénials et les plus jeunes générations. Les bloqueurs de publicité , ces ads block, qui font mouche à toute tentative d’une publicité agressive. Non, les ados, et les jeunes adultes se retrouvent sur des messageries certes qui proviennent des GAFA mais  restent encore moins exposées aux marques. Ou sur des plateformes comme Tiktok , Snap sur des flux vidéo , là aussi, la publicité s’introduit mais doit s’adapter à des nouveaux codes de communication.

Voici quelques statistiques trouvé sur Wordstream (avec la source en fin de phrase)

Première statistique : 89 % des milléniaux font plus confiance aux recommandations de leurs amis et de leur famille qu’aux affirmations d’une  marque. -Kissmetrics

  • Statistique n° 2 : près de la moitié (44 %) des milléniaux sont prêts à promouvoir des produits ou des services sur les médias sociaux en échange de récompenses. Aimia
  • Stat #3 : 84% des millennials déclarent que le contenu généré par les utilisateurs sur les sites web des entreprises influence au moins quelque peu leurs achats.  Bazaarvoice
  • Stat #4 : 77% des millennials participent à des programmes de récompense de fidélité. Aimia
  • Chiffre 5 : 61% des millennials sont inquiets de l’état du monde et se sentent personnellement responsables. Huffington Post
  • Stat #6 : 84% des millennials ne font pas confiance à la publicité traditionnelle. Hubspot
  • Stat #7 : Les millennials représentent plus de sept utilisateurs de Snapchat sur dix. emarketer
  • Stat #8 : Les millennials sont 44% plus susceptibles de faire confiance aux experts, qui se trouvent être des inconnus, qu’aux publicités et 247% plus susceptibles d’être influencés par les blogs ou les réseaux sociaux. Hubspot

Merci à https://varn.co.uk/01/31/58-1-of-people-dont-which-links-on-google-are-ads-is-google-making-ads-less-clear/ pour leur étude, assez rare sur le sujet. Car si on écoute Google , les jeunes lorsqu’ils cliquent sur une publicité, ils sont satisfait, bon ok , selon une étude représentative , ah ah !!

Lucidité des audiences face à la publicité sur le Search

Lucidité des audiences face à la publicité sur le Search

Alors Google va alléger sa pression publicitaire ?

Après Instagram, Google passe aussi à l’offensive.  Le grand GAFA a déclaré que dans les mois prochains les utilisateurs de Google de moins de 18 ans ne recevront plus de publicité ciblée en fonction de leur âge, leur sexe ou leur intérêt.

Google se garde bien de chiffrer le manque à gagner. Au deuxième trimestre, les revenus publicitaires du géant américain on atteint presque 30 milliards de dollars, tous utilisateurs confondus. Mais l’augmentation du temps passé sur Internet par les enfants depuis la pandémie l’oblige à serrer la vis. Cette annonce arrive d’ailleurs quelques jours seulement après Apple, qui, de son côté, va « scanner » les iPhones et les iPads aux Etats-Unis pour mieux repérer les contenus pédopornographiques.

« Notre objectif est de mettre en place des protections supplémentaires en matière de publicités Google pour être certains de proposer une expérience adaptée à l’âge des utilisateurs », explique Mindy Brooks, directrice générale « Enfants et Familles » chez Google.

 Google se garde bien de quantifier cet sa perte de revenus. Au deuxième trimestre, son CA  a  atteint près de 30 milliards de dollars , tous utilisateurs confondus. Mais l’augmentation du temps passé en ligne des enfants depuis la pandémie l’oblige à serrer la ceinture. Il y a quelques jours, Apple va « scanner » les iPhones et iPads aux États-Unis pour mieux identifier les supports pédopornographiques.

 Actuellement, les enfants de moins de 13 ans ne peuvent pas avoir de compte Google. En revanche, une fois sur la plateforme, ils seront exposés à des publicités ciblées comme des adultes, comme sur YouTube.

Du coté de Facebook ,un ciblage plus flou !

L’annonce de Facebook le 27 juillet fait partie de la liste des mesures renforcées de protection de l’enfance

 La publicité ciblée se résumera à trois items de base basés sur l’âge, le sexe et la localisation. Toutes les autres possibilités qui étaient auparavant disponibles pour les annonceurs et qui sont toujours valables pour les adultes seront bientôt supprimées. Ces mesures incluent les intérêts et les activités aussi dans d’autres applications et sites Web du groupe.

En effet, Facebook n’abandonnera ici ni la publicité ciblant les mineurs, ni le minimum de publicité ciblant ces publics, car par nature les réseaux sociaux se distinguent par des critères de sélection basés sur des caractéristiques individuelles (où se trouve tel ou tel internaute ? Homme ou femme  ? Quel âge as-tu cette année ?). Facebook précise que ce nouveau cadre sera applicable à l’échelle mondiale.

En revanche, une fois le 18e anniversaire révolu, la publicité ciblée de Facebook sera à nouveau pleinement mise en œuvre. D’ici là, les mineurs adultes seront « informés que les annonceurs peuvent désormais utiliser leurs options de ciblage et les outils que nous leur fournissons pour optimiser leur expérience publicitaire ».

Facebook réduira donc la publicité destinée aux personnes de moins de 18 ans. À l’avenir, les mineurs qui visitent Facebook seront confrontés à des publicités beaucoup moins ciblées sur les réseaux sociaux. Ainsi très prochainement, pour les personnes de moins de 18 ans (ou plus, selon la législation du pays en vigueur) qui disposent d’un compte sur le site communautaire, et le cas échéant, lorsqu’elles sont également dans une filiale d’un groupe, celle-ci sera considérablement restreinte , comme sur Instagram ou Messenger.

Pour conclure enfin, en France cette fois-ci, c’est la députée Agnès THILL qui a déposé une proposition de loi « visant à interdire la publicité pour les jeux d’argent et de hasard ». Le monde publicitaire n’est pas à la fête en ce moment, c’est le moins que l’on puisse dire !